Retour sur les cheveux • • •
Bon!
Hier, je vous promettais des nouvelles de mes cheveux rapidement, ou alors le récit torride de la réaction du Loup.
Alors, je m’excuse de vous décevoir, lectorat en délire, mais la lenteur de ma réponse n’a aucun lien avec des ébats reliés au nouveau sexy-moi… ou presque.
En fait, de retour avec des nouveaux cheveux sexy-craquant, l’air moqueur et le pas léger du petit chaperon, j’ai sauté au cou du Loup qui lui, m’a appris la terrible nouvelle; il est grippé bord en bord!
Alors la sexy se la joue la sexy infirmière. Je savais que cette coupe là serait utile!
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Maintenant, un petit récit du salon s’impose.
Il était 14h quand j’ai téléphoné. Je voulais un rendez-vous rapide et proche du domicile de l’amoureux. En chemin, dans l’autobus, j’investiguais les lieux avec un temps relatif au pied du chauffeur d’autobus. C’était en fait bien assez pour repérer quelques salons crasseux-douteux qui, malgré peut-être l’excellence des coiffeuses, je n’aurais JAMAIS mis les pieds. Chers entrepreneurs du domaine du service, sachez qu’un service n’étant pas tangible, c’est tout le reste qui supporte la réputation. Ainsi, une façade décrépite, un lettrage douteux et l’éclairage déficient rebute la future cliente potentielle.
Moi, j’ai besoin d’un environnement propre, invitant, lumineux et chaleureux. Et pour valider les points précédents, j’ai besoin d’une page web ou d’une visite du quartier. Étant donné que les salons de coiffure ne s’étalent pas souvent sur le web (à tort selon moi, car il est primordial de tangibiliser le service en montrant les lieux, les coiffeuses, les diplômes, les produits, les réalisations capillaires…) je devais repérer le lieux physiquement avant d’appeler pour prendre rendez-vous.
Au téléphone, j’étale mon budget et mes envies de rapidité. On me confirme une fourchette de prix ainsi qu’un rendez-vous à l’heure du souper.
C’est en racrochant que mon estomac s’est noué. Encore plusieurs heures à attendre. Ne pas savoir exactement ce que je voulais faire de ma tête. La peur de me faire chicaner. Bref, je n’ai rien pu me mettre dans l’estomac. Malgré l’accueil chaleureux, je me suis tappé un début de crise de panique sur la chaise du lavabo. Wow, ça commençait bien!
Puis, je lui ai lancé, d’un trait, sans même respirer je pense « Je ne sais pas ce que je veux. Je veux garder de la longueur, mais j’ai vraiment besoin de changement. Plus tu en enlèves, plus je vais être heureuse. Ah, et puis faut pas me chicaner, mais j’ai TOUT fait ce qu’il ne faut pas faire; coupe-maison, coloration-maison. Alors voilà, faut faire avec ce que j’ai! »
Elle m’a sourit, pour calmer mes angoisses et a enfin donner le premier coup de ciseaux. Vous dire comme c’était libérateur. J’avais tous ces petits frissons de fond de crâne qui se réjouit de sentir moins de poids le ramener vers la triste réalité de la gravité. De la légèreté! Enfin! Sur le chemin du retour, c’est à peine si j’ai posé le pied au sol à 2 ou 3 reprises; c’est vous dire comme je flottais sur mon petit nuage du dégradé tout féminin!

22/22/09 at 21:38
Chère Panique, j’ai une une pensée pour toi en m’assoyant sur la chaise hydraulique de ma coiffeuse samedi matin. Et comme je n’avais pas lu ton billet précédant, je ne savais pas que tu allais toi aussi te faire une nouvelle tête. Je suis toute contente de la mienne et j’espère que la tienne te comblera de bonheur et de bisou!