J’adore les chaussures. Ce n’est plus un secret pour personne. Ma consommation n’a de faim que le mal de pieds qui m’empêche d’aller au magasin suivant. Or, je lève bien des vitrines avant de sortir la visa dorée. Il faut bien faire durer le plaisir!
Tout à l’heure, je marchais sur la plaza pour voir ce que le printemps offrait à mes pieds. Ça me désole tellement de voir les modèles de l’an dernier encore sur les tablettes. Non mais renouvellez-vous! Personne ne veut payer le plein prix pour une paire de l’an dernier sans le savoir. Au pire, faites nous un joli tas en arrière boutique avec un encart « paire de l’an dernier, rabais important ». Là, tout le monde est content!
Je n’ai rien acheté, malgré les 8 magasins visités. J’aime bien magasiner les chaussures l’après-midi. Les vendeurs sont gentils et je me sens dans mon élément. Pour une obscure raison, j’ai de la réparti avec les vendeurs de souliers. Peut-être parce que je sais qu’un talon appréciable me donne une drive incroyable. Ce sont mes pushers, aussi bien s’en faire des amis!
J’ai cependant été incapable de répondre à l’un d’entres-eux. Il a complimenté mes chaussures, me disant qu’il avait été incapable de s’en procurer pour son magasin.
Je l’ai remercié de son commentaire, mais lui ai rappelé que ces chaussures avaient déjà plusieurs mois. (d’accord, elles datent de janvier et je les ai déniché dans une petite boutique d’importation italienne dont je terrais le nom). Il a semblé ne pas comprendre le sens de ma remarque et m’a demandé « vous les avez payé combien vous? »
Là, j’ai hésité. D’abord, parce que je ne me rappelais pas du prix. Ensuite, parce que j’ai réalisé que peu importe ma réponse, je perdais la joute oratoire. En donnant un faible prix pour lui signifier que j’ai fait une excellente affaire, il aurait pensé à une imitation, que je porte des souliers de mauvaise qualité. En donnant un prix élevé, il aurait joué le fanfaron qui se vente d’avoir de biens meilleurs prix.
J’ai alors répondu que cela faisait si longtemps que je les avais acheté que je n’avais aucun souvenir du prix. Je pense avoir marqué les points suivants:
1- Ils sont vieux. Cesse de vouloir les vendre et attaque toi aux nouvelles tendances.
2. On s’en fou du prix quand on aime! Si j’achète pas, c’est que t’as rien à aimé!
Bon! Ma petite guégerre mentale s’est terminée sur un tournage de talon en règle vers la prochaine boutique! Vlan! Monsieur! … mais je reviendrai!
Ouff.. on dirait que j’ai 10 ans. C’est n’importe quoi ce billet!