Quand deux éléments positifs entraînent l’égalité • • •

J’ai récemment redécouvert le plaisir de m’entraîner à la maison.  Mon exerciseur qui ramasse la poussière pendant des mois s’est remis en marche sous l’action de mes petites jambes motivées.  Je ne crie pas victoire, car malgré tout ce qu’on entend « ça prend 8 semaines avant d’ancrer une habitude sportive » moi je n’ai jamais réussi à ancrer quoi que ce soit de physique à mon agenda. C’est donc à suivre, mais c’est présentement un plaisir pour l’orgueil: je suis capable de faire mon 20 minutes de cardio aux deux jours et j’ai le sourire en descendant de la machine. C’est toujours ça de pris.

Autre aspect positif dans ma vie: je suis maintenant capable de faire une tourtière du saguenay. Pas un pâté à la viande là (là là!) mais une réelle tourtière! Elle est délicieuse, au grand plaisir du bleuet qui partage ma vie.  C’est la recette de sa mère, où j’ai changé la viande et les assaisonnements.  Joie dans mon coeur; je suis capable d’en avaler des quantités astronomiques!

Alors vous comprendrez qu’au niveau de la gestion du poids, la joie de l’entraînement et celle de la tourière entraîne le statu quo!

Publication : 18/05/09 à 14:07 - 1 Commentaire
Catégories : Non classé

ce vieux réflexe • • •

Je suis une femme qui, autrefois, se défonçait au travail, recherchant l’admiration du patron. J’étais de ces petites abeilles qu’on fouettait d’une réplique à peine rébarbative qui assurait un rendement optimal pour des semaines.

Or, j’ai changé. La question « et si j’en faisais moins » cèda sa place à « y’a-t-il vraiment une urgence aujourd’hui? ». Me voilà donc à la maison ce matin. Il est 9h. J’ai des choses à faire, mais rien d’urgent qui nécessiterait que je me grouille les fesses. Jai les cheveux qui dégoulinent, je n’ai pas mangé et je regarde le soleil par la fenêtre. Ce vieux péché mignon de perdre son temps quand tout le monde court après a un goût de miel.

Publication : 15/05/09 à 9:09 - 1 Commentaire
Catégories : Panique, Société

Moins femme, moins fière • • •

Hier, c’était le sujet de toutes les tribunes. La fédération des femmes du Québec  se positionne pour la liberté de porter le voile en public, et contre l’obligation de le retirer.  Et soudain, je me sens triste, en deuil pour les femmes qu’on ne forcera pas à se libérer de leur voile. Je me sens moins fière d’être femme.  Moi qui ai toujours milité pour les libertés individuelles, voilà que je frappe ma limite assez brutalement. 

Le premier point qui me dérange, c’est le « deux poids deux mesures ».  Pas de crucifix à l’hôtel de ville car l’état est laïc, mais dans ces mêmes bureaux, on peut y porter le voile.  Il faut se décider: les signes religieux ont-ils leur place ou pas dans les lieux public?

La deuxième chose qui me dérange, c’est la signification du voile. Il n’est pas dans la religion. Selon son Dieu, la parfaite musulmane n’a pas à porter le voile. Elle doit le porter parce que les hommes qui l’entoure, père, frère, mari, l’oblige on insiste fortement. Parce qu’il est signe de sa soumission à l’homme. Cette influence est si présente dans l’éducation qu’elles ont parfois l’impression de choisir elle-même de porter le voile. 

 

Accepterait-on qu’un enfant porte un t-shirt « fuck l’avancement de la DPJ, frappez-moi comme bon vous semble? »

Qu’un noir se promène avec une pancarte « Je me considère inférieur aux blancs, faites de moi votre esclave »

Non. Parce que lorsqu’une société fait des avancements majeurs quant aux droits des individus, elle n’accepte pas de reculer.

Je suis une femme qui a beaucoup à coeur la cause de la femme.  Je crois en l’épanouissement de la femme,  de toutes les femmes, mais cela me semble impossible lorsque des objets religieux s’interposent entre la femme et son rapport à l’autre.

Message pour l’ensemble des religions: Votre religion et tout ce qui s’y rapporte: laissez ça chez vous! Et ça vaut pour tout le monde, ok?

Pour lire le communiqué de la Fédération des femmes du Québec,  cliquez ici.

Publication : 14/05/09 à 8:07 - 2 Commentaires
Catégories : Femmes, Société

dilemne au shoe store • • •

J’adore les chaussures. Ce n’est plus un secret pour personne. Ma consommation n’a de faim que le mal de pieds qui m’empêche d’aller au magasin suivant. Or, je lève bien des vitrines avant de sortir la visa dorée. Il faut bien faire durer le plaisir!

 

Tout à l’heure, je marchais sur la plaza pour voir ce que le printemps offrait à mes pieds. Ça me désole tellement de voir les modèles de l’an dernier encore sur les tablettes.  Non mais renouvellez-vous! Personne ne veut payer le plein prix pour une paire de l’an dernier sans le savoir. Au pire, faites nous un joli tas en arrière boutique avec un encart « paire de l’an dernier, rabais important ». Là, tout le monde est content!

Je n’ai rien acheté, malgré les 8 magasins visités. J’aime bien magasiner les chaussures l’après-midi. Les vendeurs sont gentils et je me sens dans mon élément. Pour une obscure raison, j’ai de la réparti avec les vendeurs de souliers. Peut-être parce que je sais qu’un talon appréciable me donne une drive incroyable. Ce sont mes pushers, aussi bien s’en faire des amis!

J’ai cependant été incapable de répondre à l’un d’entres-eux.  Il a complimenté mes chaussures, me disant qu’il avait été incapable de s’en procurer pour son magasin.

Je l’ai remercié de son commentaire, mais lui ai rappelé que ces chaussures avaient déjà plusieurs mois.  (d’accord, elles datent de janvier et je les ai déniché dans une petite boutique d’importation italienne dont je terrais le nom).  Il a semblé ne pas comprendre le sens de ma remarque et m’a demandé « vous les avez payé combien vous? »

Là, j’ai hésité. D’abord, parce que je ne me rappelais pas du prix. Ensuite, parce que j’ai réalisé que peu importe ma réponse, je perdais la joute oratoire. En donnant un faible prix pour lui signifier que j’ai fait une excellente affaire, il aurait pensé à une imitation, que je porte des souliers de mauvaise qualité.  En donnant un prix élevé, il aurait joué le fanfaron qui se vente d’avoir de biens meilleurs prix. 

J’ai alors répondu que cela faisait si longtemps que je les avais acheté que je n’avais aucun souvenir du prix. Je pense avoir marqué les points suivants:

1- Ils sont vieux. Cesse de vouloir les vendre et attaque toi aux nouvelles tendances.

2. On s’en fou du prix quand on aime! Si j’achète pas, c’est que t’as rien à aimé!

 

Bon! Ma petite guégerre mentale s’est terminée sur un tournage de talon en règle vers la prochaine boutique! Vlan! Monsieur! … mais je reviendrai! 

Ouff.. on dirait que j’ai 10 ans. C’est n’importe quoi ce billet!

Publication : 12/05/09 à 14:33 - Aucun commentaire
Catégories : Chaussures!

La journée des prédateurs / ma journée parano • • •

Du milage, aujourd’hui, j’en ai fait. Assez, que pour 7h de boulot, j’en ai passées 3h sur la route. Je n’étais pas insécure ou peureuse. J’étais mi-zen mi-blasée, dans un confort relatif., me pensant invisible sous le confort de mes écouteurs. Bref, rien de spécial n’exacerbait mes sens. Pourtant.

 

Métro jean-talon. Il est 13h25. Deux filles de 18 ans en skinny jeans. Une plus courte sur pattes, un peu ronde. L’autre aux jambes minces et infinies. Elles portent des talons vertigineux, de style running shoes with heels. Elles se partagent une paire d’écouteur. Jusque là, tout est normal. Or, elles se dandinent, se cambrent, fléchissent les genoux pour rouler du bassin plus bas qu’où la croissance l’a fixé. Charme maladroit, elles expriment ce qui les blaseront un jour. 

Je les regarde et je me dis qu’on a beau déculpabiliser les victimes, il y en a qui se mettent volontairement dans ce genre de situation. Ce sont des freaks magnet. Je regarde autour d’elles, la faune qui ne peut s’empêcher de regarder, et dans leur visage, j’essaie de repérer le fou qui pourrait leur donner la frousse de leur vie.

Elles entrent dans le wagon et s’assoient près de moi. Arrive alors un homme que je n’avais pas repéré sur le quai. Alors que les gamines tortillent ce que la position assise leur permet de tortiller, elles chantent quelques mots et s’esclaffent de rire sans sembler porter attention à l’univers entier qui les observe. Moi je voyais tout. J’ai commencé à me sentir mal quand l’étrange homme embrassait le poteau du métro en les regardant. Il reculait sa tête par l’arrière comme s’il voyait par ses narines, il soupirait et ses lèvres charnues se posaient sans discrétion sur le poteau.  J’en avait des sueurs dans le dos. Elles auraient été plus jeunes que je les aurais prises par la main « ok les poupounes, on décalisse d’ici ». Mais je n’ai rien fait. Rien. 

Métro beaubien. Je prends l’autobus. Un gars proche de la trentaine semble… je ne sais pas… disons juste un peu étrange. Il a l’air d’avoir un petit retard entre les deux oreilles.  C’est peut-être ce tic de sortir sa langue de sa bouche trop souvent et de se mordre la lèvre inférieure qui me dérangeait. Où alors le fait qu’il faisait tout ça en fixant un petit garçon de 7 ans, en le regardant de la tête au pieds, en descendant et remontant constamment son regard. Du 15 minutes de la balade, il ne l’a perdu de vue que lorsqu’une dame est passée entre eux. Je le regardais et j’étais bouleversée. Je ne savais pas quoi faire.  Ce garçon voyageait-il seul?  Est-ce un crime de regarer? Je n’ai rien fait. Rien.

Ce soir, à la maison, pour calmer mes remords je me redis sans cesse que je me suis fait du cinéma. Que personne ne finira violé et tué dans le fond d’une ruelle. Que ce n’est qu’une de ces journées parano parmis tant d’autres.

Publication : 11/05/09 à 20:32 - 1 Commentaire
Catégories : Société

3 petites pommes au coke • • •

Tu es entré dans l’autobus, du haut de tes 3 pommes préadolescentes. En voulant te diriger vers l’arrière, tu as fait tomber le cellulaire qu’un autre préadolescent, plus grand et plus gros avait d’accrocher à la taille.

Tu t’es excusé, cherchant son pardon dans le regard. Et je me disais que ce n’était qu’un bête accident, une excuse moins formelle sans en attendre son reste aurait suffit. Il n’était quand même pas pour le battre pour ça! 

Le pardon mollement complété, tu t’es tenu debout près de moi. J’ai alors pu t’observer. Tu avais un look de petit homme. Ta petite grandeur et ta faible stature devaient t’ennuyer. Ton sac bandouillère cool que tu portais inversé criait « acceptez-moi dans votre gang! ». 

Tu es sorti de l’autobus en même temps que tous ceux approximativement de ton âge. Devant l’école, ce n’est pas ceux qui jouent au soccer que tu es allé rejoindre. Ni ceux couchés dans le gazon à regarder les nuages. Au sortir de l’autobus, tu t’es engouffré avec d’autres jeunes dans le cabine d’autobus. Je voyais la fumée sortir de leurs petites bouches. C’est à ce moment, fier de tes futures minutes de gloire, que devant le kahid duquel tu avais fait tomber le cellulaire tu as ouvert ton sac en bandouillière  pour en sortir un 2L de liqueur brune – marque maison pour l’ouvrir comme si c’était normal et en prendre la première gorgée, fier comme un paon.

Quand l’autobus dans lequel j’étais repartait, j’ai vu le regard admiratif des autres qui buvaient chacun leur tour la gorgée du non-conformiste. J’ai alors ouvert la fenêtre et j’ai crié « Ne l’acceptez pas dans vos rangs » alors qu’on m’amenait déjà au loin.

Publication : 08/05/09 à 7:35 - 1 Commentaire
Catégories : Société

Fête des mères • • •

« J’ai souvent été ingrat(e) et t’ai fait regretté quelques instants de m’avoir mis(e) au monde. Merci d’avoir persévéré. Je t’aime »

 

Voilà ce que vous devriez tous dire à votre maman dimanche prochain.

Honte à ceux qui pensent que c’est exactement ce que signifie l’achat d’un baril combo-bouche-artères chez PFK.

Publication : 06/05/09 à 21:55 - 2 Commentaires
Catégories : Société

Heureux seront les pauvres car j’ai jeté mes choux gras • • •

« Heureux seront les pauvres car j’ai jeté mes choux gras ».

En effet, dans l’optique d’un déménagement précipité, j’ai rempli plusieurs sacs à ordures d’items (vêtements, sacs à main, chaussures) que je n’utilise plus et que je pourrais vendre, plutôt que d’encombrer mon nouveau garde-robe.

Or, en pleine organisation de la to do list pré-déménagement, j’ai décidé d’aller porter ces sacs dans les boîtes bleues pour la Fondation québécoise de la déficience intellectuelle.  Je n’ose pas évaluer à quel montant s’élève ma contribution. Vive la charité!

Publication : 06/05/09 à 6:08 - 13 Commentaires
Catégories : Chaussures!, Société

Guérir • • •

Ces temps-ci, je vous fuis. Non pas que je ne vous aime plus, mais la vie m’emporte ailleurs. Non as que je veuille terminer ce beau projet qu’est le blogue, mais je suis si occupée à l’extérieur du virtuel que je passe trop peu de temps à être inspirée pour ici.

 

En vrac et en flou, ça donne:

  • Un déménagement
  • Une nouvelle job qui s’est transformée en 5 nouvelles jobs.
  • Une nouvelle cohabitation
  • Mariage, divorce, naissance

 

Guérir de mes troubles mentaux me fait décrocher de l’ordinateur pour me concentrer sur ma réalité, plus facile à vivre. Mais au final, oui, je m’ennuie de vous.

Publication : 04/05/09 à 15:19 - 4 Commentaires
Catégories : Bilan, Lectorat; un message pour toi

Ma vie – my life • • •

Au final, j’y étais parvenue. C’est ce que je réalise en scotchant mon dernier carton. Je quitte mon nid de célibataire avec la fierté d’avoir accompli quelque chose de grand ; j’ai appris à être bien seule, célibataire, en paix intérieure. Exit la célibatante en recherche de sensations fortes pour rassurer son existence. On pense souvent à tort qu’on est en paix avec son célibat alors qu’on cours les sorties, les conquêtes, les appels téléphoniques et nos heures sur internet augmentent en flèche. Vivre dans le regard de l’autre nous donne tellement de valeur qu’en absence de l’être aimé, on recherche le regard de l’autre dans tout ce que le terme « autre » a à offrir.  J’étais tout ça, tout ça en même temps. J’étais soudée au portable que je traînais dans toutes mes activités (télévision, film, bain…) Vous étiez ma vie, miroir à mon regard. J’étais belle et bonne à vos yeux et je consommais vos compliments avec avidité.

Puis vint un certain blasement. Je suis devenue blasée de vos compliments redondant, de ma dépendance aux technologies, de  mes week-end encabanée à l’intérieur. J’ai pris du recul. Du temps pour moi. Je me suis acheté un chat et des pyjamas. En l’espace de 6 mois, je suis devenue la « cat lady », le temps de me refaire un équilibre mental. Les doigts à travers les poils du minet, au son de la ronron-thérapie, je suis redevenue moi. Plus vibrante, plus forte. C’est alors que j’ai pu me ré-ouvrir vers l’extérieur, plus folle, groundée et énergique qu’auparavant. C’est ce qui m’a mené à l’amour. Être bien seule pour redevenir deux.

Voici maintenant ma vie.

Publication : 28/04/09 à 11:51 - 2 Commentaires
Catégories : Bilan

  • You Avatar