Les maux me manquent • • •
C’est pluvieux ici. Dehors. Sans moi. Car moi je suis bien. Au sec et au frais de l’air climatisé. Je ne sais plus quoi faire d’ici, de cette espace d’un nous commun qui n’existe plus, car l’identité change. La vôtre peut-être, mais la mienne assurément.
J’ai toujours crue être une petite boulette de vie malgré elle, anxieuse et problématique. Ronde, d’une qualité de vie affaiblie non seulement par l’estime mais par ce trouble de panique qui persiste. Puis cette nouvelle maladie qui se pointe ne nez et m’enfonce encore plus profondément. Le syndrome O (PCOS).
Et comme une superstiteuse, je me suis dit qu’à force de parler de maladie, je les encourageais à venir fraper à ma porte. Je me suis tue. Quelques mois. Et puis, pour être honnête, il y a l’amour. Quand ça va trop bien et trop vite, on ne s’en vante pas et on prend tout ce qui passe. Ce n’est pas tant qu’on n’ait rien à dire sur le sujet mais plutôt qu’on préfère rester dans l’action que de se mettre sur la touche pour prendre le temps d’écrire. Sachez tout de même que je vis l’imparfait amour. Voilà.
Mais aujourd’hui, j’ai envie d’élever les doigts et de les laisser retomber sur le clavier. Je n’étais pas celle que j’étais. Euphorie. Je n’ai pas une vie compliquée par plusieurs maladies. Le sors ne s’acharne pas sur moi. Boucle D’or veille encore sur moi. En réalité, ce n’est pas tant la panique qui me définie mais bien ma polykystose ovarienne (PCOS)qui provoque tous les symptômes que je méprenais pour des maladies distinctes.
Voilà pourquoi les maux me manquent. Je n’ai plus qu’un seul mal à gérer. Voilà ce qui m’encourage à puiser dans mes ressources pour améliorer ma qualité de vie et cesser ainsi de m’éloigner malgré moi des gens que j’aime.
Rebienvenue dans ma vie.
PCOS pour les nuls: (ovaire polykystique = polykystose ovarienne = désordre hormonal = favorise l’embonpoint et les troubles de panique)
