Archive for the ‘Société’

Réflexion d’un presqu’été19/06/09

J’ai vu mon premier torse nu dans la ville cette semaine. Et j’ai réalisé qu’un torse nu manque de classe dans la rue, mais que c’est carrément inadmissible dans un autobus, assis aux côtés du peuple.

Quand on prend un autobus d’axe nord-sud, quand on le prend vers le nord, les filles qui y entrent sont de moins en moins vêtues.

Message aux nouvelles femmes: Un décolleté, ce n’est pas un concours de longueur de craque. La craque de sein ne devrait JAMAIS être plus longue que la hauteur du talon haut.

Message aux porteuses de p’tites shorts louches: Vous pouvez porter des shorts de la longueur que vous voulez. Seulement, vous devez respecter cette loi précice: le short doit couper là où la cuisse commence à s’amincir. Pas l’inverse.  Donc les micro-short aux skinny et les shorts mi-cuisse aux rondes.

Voilà! Bon été à tous!

Publication : 19/06/09 à 7:33 - 3 Commentaires
Catégories : Société

ce vieux réflexe15/05/09

Je suis une femme qui, autrefois, se défonçait au travail, recherchant l’admiration du patron. J’étais de ces petites abeilles qu’on fouettait d’une réplique à peine rébarbative qui assurait un rendement optimal pour des semaines.

Or, j’ai changé. La question « et si j’en faisais moins » cèda sa place à « y’a-t-il vraiment une urgence aujourd’hui? ». Me voilà donc à la maison ce matin. Il est 9h. J’ai des choses à faire, mais rien d’urgent qui nécessiterait que je me grouille les fesses. Jai les cheveux qui dégoulinent, je n’ai pas mangé et je regarde le soleil par la fenêtre. Ce vieux péché mignon de perdre son temps quand tout le monde court après a un goût de miel.

Publication : 15/05/09 à 9:09 - 1 Commentaire
Catégories : Panique, Société

Moins femme, moins fière14/05/09

Hier, c’était le sujet de toutes les tribunes. La fédération des femmes du Québec  se positionne pour la liberté de porter le voile en public, et contre l’obligation de le retirer.  Et soudain, je me sens triste, en deuil pour les femmes qu’on ne forcera pas à se libérer de leur voile. Je me sens moins fière d’être femme.  Moi qui ai toujours milité pour les libertés individuelles, voilà que je frappe ma limite assez brutalement. 

Le premier point qui me dérange, c’est le « deux poids deux mesures ».  Pas de crucifix à l’hôtel de ville car l’état est laïc, mais dans ces mêmes bureaux, on peut y porter le voile.  Il faut se décider: les signes religieux ont-ils leur place ou pas dans les lieux public?

La deuxième chose qui me dérange, c’est la signification du voile. Il n’est pas dans la religion. Selon son Dieu, la parfaite musulmane n’a pas à porter le voile. Elle doit le porter parce que les hommes qui l’entoure, père, frère, mari, l’oblige on insiste fortement. Parce qu’il est signe de sa soumission à l’homme. Cette influence est si présente dans l’éducation qu’elles ont parfois l’impression de choisir elle-même de porter le voile. 

 

Accepterait-on qu’un enfant porte un t-shirt « fuck l’avancement de la DPJ, frappez-moi comme bon vous semble? »

Qu’un noir se promène avec une pancarte « Je me considère inférieur aux blancs, faites de moi votre esclave »

Non. Parce que lorsqu’une société fait des avancements majeurs quant aux droits des individus, elle n’accepte pas de reculer.

Je suis une femme qui a beaucoup à coeur la cause de la femme.  Je crois en l’épanouissement de la femme,  de toutes les femmes, mais cela me semble impossible lorsque des objets religieux s’interposent entre la femme et son rapport à l’autre.

Message pour l’ensemble des religions: Votre religion et tout ce qui s’y rapporte: laissez ça chez vous! Et ça vaut pour tout le monde, ok?

Pour lire le communiqué de la Fédération des femmes du Québec,  cliquez ici.

Publication : 14/05/09 à 8:07 - 2 Commentaires
Catégories : Femmes, Société

La journée des prédateurs / ma journée parano11/05/09

Du milage, aujourd’hui, j’en ai fait. Assez, que pour 7h de boulot, j’en ai passées 3h sur la route. Je n’étais pas insécure ou peureuse. J’étais mi-zen mi-blasée, dans un confort relatif., me pensant invisible sous le confort de mes écouteurs. Bref, rien de spécial n’exacerbait mes sens. Pourtant.

 

Métro jean-talon. Il est 13h25. Deux filles de 18 ans en skinny jeans. Une plus courte sur pattes, un peu ronde. L’autre aux jambes minces et infinies. Elles portent des talons vertigineux, de style running shoes with heels. Elles se partagent une paire d’écouteur. Jusque là, tout est normal. Or, elles se dandinent, se cambrent, fléchissent les genoux pour rouler du bassin plus bas qu’où la croissance l’a fixé. Charme maladroit, elles expriment ce qui les blaseront un jour. 

Je les regarde et je me dis qu’on a beau déculpabiliser les victimes, il y en a qui se mettent volontairement dans ce genre de situation. Ce sont des freaks magnet. Je regarde autour d’elles, la faune qui ne peut s’empêcher de regarder, et dans leur visage, j’essaie de repérer le fou qui pourrait leur donner la frousse de leur vie.

Elles entrent dans le wagon et s’assoient près de moi. Arrive alors un homme que je n’avais pas repéré sur le quai. Alors que les gamines tortillent ce que la position assise leur permet de tortiller, elles chantent quelques mots et s’esclaffent de rire sans sembler porter attention à l’univers entier qui les observe. Moi je voyais tout. J’ai commencé à me sentir mal quand l’étrange homme embrassait le poteau du métro en les regardant. Il reculait sa tête par l’arrière comme s’il voyait par ses narines, il soupirait et ses lèvres charnues se posaient sans discrétion sur le poteau.  J’en avait des sueurs dans le dos. Elles auraient été plus jeunes que je les aurais prises par la main « ok les poupounes, on décalisse d’ici ». Mais je n’ai rien fait. Rien. 

Métro beaubien. Je prends l’autobus. Un gars proche de la trentaine semble… je ne sais pas… disons juste un peu étrange. Il a l’air d’avoir un petit retard entre les deux oreilles.  C’est peut-être ce tic de sortir sa langue de sa bouche trop souvent et de se mordre la lèvre inférieure qui me dérangeait. Où alors le fait qu’il faisait tout ça en fixant un petit garçon de 7 ans, en le regardant de la tête au pieds, en descendant et remontant constamment son regard. Du 15 minutes de la balade, il ne l’a perdu de vue que lorsqu’une dame est passée entre eux. Je le regardais et j’étais bouleversée. Je ne savais pas quoi faire.  Ce garçon voyageait-il seul?  Est-ce un crime de regarer? Je n’ai rien fait. Rien.

Ce soir, à la maison, pour calmer mes remords je me redis sans cesse que je me suis fait du cinéma. Que personne ne finira violé et tué dans le fond d’une ruelle. Que ce n’est qu’une de ces journées parano parmis tant d’autres.

Publication : 11/05/09 à 20:32 - 1 Commentaire
Catégories : Société

3 petites pommes au coke08/05/09

Tu es entré dans l’autobus, du haut de tes 3 pommes préadolescentes. En voulant te diriger vers l’arrière, tu as fait tomber le cellulaire qu’un autre préadolescent, plus grand et plus gros avait d’accrocher à la taille.

Tu t’es excusé, cherchant son pardon dans le regard. Et je me disais que ce n’était qu’un bête accident, une excuse moins formelle sans en attendre son reste aurait suffit. Il n’était quand même pas pour le battre pour ça! 

Le pardon mollement complété, tu t’es tenu debout près de moi. J’ai alors pu t’observer. Tu avais un look de petit homme. Ta petite grandeur et ta faible stature devaient t’ennuyer. Ton sac bandouillère cool que tu portais inversé criait « acceptez-moi dans votre gang! ». 

Tu es sorti de l’autobus en même temps que tous ceux approximativement de ton âge. Devant l’école, ce n’est pas ceux qui jouent au soccer que tu es allé rejoindre. Ni ceux couchés dans le gazon à regarder les nuages. Au sortir de l’autobus, tu t’es engouffré avec d’autres jeunes dans le cabine d’autobus. Je voyais la fumée sortir de leurs petites bouches. C’est à ce moment, fier de tes futures minutes de gloire, que devant le kahid duquel tu avais fait tomber le cellulaire tu as ouvert ton sac en bandouillière  pour en sortir un 2L de liqueur brune – marque maison pour l’ouvrir comme si c’était normal et en prendre la première gorgée, fier comme un paon.

Quand l’autobus dans lequel j’étais repartait, j’ai vu le regard admiratif des autres qui buvaient chacun leur tour la gorgée du non-conformiste. J’ai alors ouvert la fenêtre et j’ai crié « Ne l’acceptez pas dans vos rangs » alors qu’on m’amenait déjà au loin.

Publication : 08/05/09 à 7:35 - 1 Commentaire
Catégories : Société

Fête des mères06/05/09

« J’ai souvent été ingrat(e) et t’ai fait regretté quelques instants de m’avoir mis(e) au monde. Merci d’avoir persévéré. Je t’aime »

 

Voilà ce que vous devriez tous dire à votre maman dimanche prochain.

Honte à ceux qui pensent que c’est exactement ce que signifie l’achat d’un baril combo-bouche-artères chez PFK.

Publication : 06/05/09 à 21:55 - 2 Commentaires
Catégories : Société

Heureux seront les pauvres car j’ai jeté mes choux gras06/05/09

« Heureux seront les pauvres car j’ai jeté mes choux gras ».

En effet, dans l’optique d’un déménagement précipité, j’ai rempli plusieurs sacs à ordures d’items (vêtements, sacs à main, chaussures) que je n’utilise plus et que je pourrais vendre, plutôt que d’encombrer mon nouveau garde-robe.

Or, en pleine organisation de la to do list pré-déménagement, j’ai décidé d’aller porter ces sacs dans les boîtes bleues pour la Fondation québécoise de la déficience intellectuelle.  Je n’ose pas évaluer à quel montant s’élève ma contribution. Vive la charité!

Publication : 06/05/09 à 6:08 - 13 Commentaires
Catégories : Chaussures!, Société

Le message qui en dit long…23/04/09

J’ai mis une petite annonce pour céder mon bail. Une annonce banale sur Kijiji sans effort visuel (pas de pile dans le kodak = pas de photos dans l’annonce).

Vous dire le nombre d’appels que j’ai reçu! Heureusement, j’avais eu la brillante idée de déserter les lieux et de prendre les messages à distance à l’occasion. (20 messages la première soirée)

Pour certains messages, je ne prenais aucune note et j’effaçais sans écouter la fin. Je laissais libre cours à mes préjugés. 

  • Quand un inconnu me tutoie (ton logement là…s’tu chauffé?) je flush.
  • Quand quelqu’un s’exprime mal (ouin bien là c’est quoi le rapport là de partir en mai Y’a tu des problèmes dans ton boutte?)
  • Quand je ne comprends rien du message: je me fous des accents, des ethnies et des différences culturelles, mais si je ne comprends pas un traître mot de votre message, je ne vous rappellerai tout simplement pas.
  • Si on a une voix de débile qui, selon mon intuition « ne passe pas au crédit », je ne rappelle pas.

Mention honorable à la freak qui m’a téléphonée 4 fois, m’a couriellée 5 fois, à visité l’appartement, signé les papiers et s’est désistée au téléphone le soir même pour me rappeler la semaine suivante pour re-signer les papiers. Non mais vraiment!

Publication : 23/04/09 à 15:24 - 2 Commentaires
Catégories : Société

Concours de marde!19/04/09

Tu sais que t’es pas le public cible d’une chaîne de télé quand, dans le même 15 minutes, on te propose un concours:

1- Pour bruncher avec Ginette Reno

2- Pour obtenir la biographie autographié de René Angelil

3- Pour partir en République Dominicaine avec Sylvain Cossette

 

(Réf: TVA pendant Salut Bonjour ce matin)

Publication : 19/04/09 à 9:16 - 9 Commentaires
Catégories : Société

Panique à Pâques12/04/09

Ce matin, je me sens sale. Souillée par la mort de Jésus, la bêtise de l’homme.  C’est dans ce matin sans soleil que j’irai me laver la vie, le corps et l’âme dans l’eau de Pâques.  Parce que la source s’écoule depuis la terre qui dégèle, j’attraperai une toxi-infection alimentaire qui me lavera aussi les boyaux et m’amènra direct à l’hosto.  Cette année, Dieu ne m’épargnera pas.

Non mais, qui a réellement envie de boire de l’eau de Pâques? C’est pas salubre, cette eau-là! C’est pas sain cette idée là.

Lorsque le saint n’est pas sain, que faire?

Quand Dieu transformera l’eau de Pâques en vin, on en reparlera!

Publication : 12/04/09 à 10:30 - 2 Commentaires
Catégories : Société

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