Archive for the ‘Fifille’

Souvenir d’enfance, là où on s’y attend le moins23/02/09

Hier soir, bien callés dans le lit douillet de l’amour, Loup et moi, geek jusqu’au sommeil, débattions ardemment de la légitimité du verbe "sexer" au scrabble, que nous aurions eu l’audace de conjuguer "sexiez" lors d’une future partie.

Loup, septique devant ma proposition, doute de l’existence du terme.

Le dictionnaire étant hors de portée et l’ordinateur étant fermé (et la paresse s’étant infiltrée dans nos âmes dès notre plus tendre enfance), j’ai osé une explication.

"Voyons Loup. C’est super utilisé dans le langage familier. Les sexeurs de poulet, bien il sexe! Ils reçoivent un gros tapon (oui, j’ai utilisé TAPON! mais c’est mieux que BUNDLE) de poussins sur un convoyeur, et ils les écartillent un par un en les lançant dans des bacs séparés POULE OU COQ? POULE OU COQ?"

Et là, j’ai fait signe à Loup de se taire, même s’il avait de la difficulté a retenir son rire après mon imitation de la sexeuse de poulet.  

Je répétais FRÉNÉTIQUEMENT et très fort : POULE OU COQ? POULE OU COQ?

Cette phrase évoquait un souvenir lointain. Je n’arrivais pas à mettre le doigt dessus. Alors je le répétais de plus belle. 

POULE OU COQ? POULE OU COQ?

(Le loup était habitué à ma folie. Il attendait la suite sans grogner.) 

Et là, tout m’est revenu en tête.

À l’école primaire, on coupait la tige d’une mauvaise herbe qui ressemblait à du blé et on faisait glisser nos doigts le long de cette tige, de la base jusqu’à la tête. Si tous les petits épis étaient d’égale longueur, c’était POULE, et si un épi trônait au-dessus des autres, c’était COQ.

La raison du "pourquoi avons-nous joué à ce jeu insignifiant" m’échappe, mais je ne dois pas être la seule à avoir joué à ce jeu… non?  

Publication : 23/02/09 à 13:53 - 9 Commentaires
Catégories : Fifille, Mots (amour des)

Devinez où je vais tantôt…20/02/09

Vous êtes plusieurs à avoir suivi ma prose (et ma véhémence) sur les coiffeurs et coiffeuses ces derniers temps. (ici et ici).

 

En fait, pour être totalement honnête, c’est que je songeais à peut-être y mettre les pieds. Voilà pourquoi mes angoisses de salon de coiffure ont pris toute la place de mon espace web.

En cours de lecture, de "Gin tonic et concombre" dans l’autobus cet après-midi (livre que je ne recommande pas vraiment) j’ai eu une illumination; je VAIS me faire couper les cheveux LÀ.

Alors résultat: J’ai rendez-vous tantôt. Je suis angoissée. Priez pour moi (et perdez votre emploi bénévole de lecteur de blogue laïque!)!

Je vous raconte tout à mon retour, à moins que le Loup ne s’empare de mon nouveau sexy look jusqu’à demain matin.

 

Publication : 20/02/09 à 16:30 - 4 Commentaires
Catégories : Femmes, Fifille, Panique, Seduction, Sexy brain posts

Un retour sur les coiffeuses14/02/09

Je me sens l’obligation de faire un retour, étant donné le nombre de commentaires reçus sur ce billet.

 

D’abord, un petit constat tout féminin.  Je ne connais AUCUNE FEMME qui a déjà dit, ou pensé les phrases suivantes:

  • Je vais me couper les cheveux moi-même, ça va être plus joli qu’aller chez la coiffeuse.
  • Je vais me faire une coupe-maison, c’est tellement plus agréable que d’aller au salon.
  • Je vais me faire une teinture de pharmacie, c’est plus agréable que chez la coiffeuse.
  • Je vais me faire une teinture de pharmacie, parce que c’est meilleur pour mes cheveux.

Jamais. J-A-M-A-I-S!

La seule et unique raison, pour ne pas aller au salon, c’est l’argument FINANCIER. Une coupe qui a le moindrement de chien, ça demande un retour au salon à chaque 4 semaines. Cette coupe coûte, au moins cher, environ 50$ (ici, il y a coupe, shampoo. Il n’y a pas de permanente, de bleach, de teinture, de mèches, de massage du cuir chevelu, de mise en plis ).  Donc, additionnant tout cela, c’est 50$ x 12 mois = 600$ par an. Moi, je n’ai pas les moyens. Donc, je fais à l’occasion des teintures maison (juste quand j’ai eu des mèches ou une couleur différente de la mienne chez le coiffeur, sinon je reste à ma couleur naturelle, le noir) et je les coupe toute seule, avec des ciseaux, de l’adrénaline et beaucoup de miroire.

 

 

coiffeur2.JPGCeci étant dit, chers coiffeurs, sachez qu’on sait très bien qu’en se débrouillant seules, nos cheveux sont MAL COUPÉS et ENDOMMAGÉS. Alors lorsqu’on réussi à négocier une trève dans notre budget serré pour vivre l’expérience d’une coupe en salon, ce n’est SURTOUT PAS pour se faire chicanner d’avoir mal entretenu notre tignasse le reste de l’année.

On ne vous demande pas la perfection, juste de faire votre possible avec ce qu’on vous amène, avec beaucoup d’empathie pour nos tentatives plus ou moins réussies.

Nous le savons, nous ne vous égalerons jamais en matière capillaire, alors prenez ça pour acquis et soyez gentils!

Publication : 14/02/09 à 9:07 - 2 Commentaires
Catégories : Femmes, Fifille, Société

Panique, une très mauvaise cliente07/02/09

Je ne vais pas souvent chez le coiffeur.  Call me cheap, mais j’ai pas vraiment les moyens. Je me fais faire quelque chose de beau une fois par année (et pas trop d’entretien, alors on oublie la couleur), et le reste du temps, c’est moi qui les coupe.

Je ne suis pas si mauvaise que ça, puisqu’il n’y a que les coiffeurs qui réalisent que j’ai une coupe maison. Mais pour le réaliser, ils le réalisent!

Ainsi, une fois par année, j’ai droit au serment de coiffeur.

- C’est coupé tout croche, c’est vous qui avez fait ça?

Des fois je réponds la vérité, sinon je m’invente une vieille tante coiffeuse. J’ai plus d’empathie avec ma vieille tante qu’en leur disant que j’ai pris mes ciseaux de cuisine par un soir d’inspiration créative profonde.

- C’est foncé pas mal et légèrement inégal, vous n’avez quand même pas fait de teinture maison j’espère?

Ah! Bien oui, est-ce que j’avais oublié de le dire? La couleur, c’est NOIR STILETTO! *grand sourire*

*soupire de découragement du coiffeur, qui continue son travail en silence, en soupirant et en babounant*

 

Moi j’aime pas trop les coiffeurs qui nous font sentir comme de la marde. Non mais on a des curés pour ça! Tsss!

Alors aujourd’hui, je fais mon coming out!

Moi, Panique, suis une très mauvaise cliente pour les coiffeurs. Peu importe ce que vous me faites, je ne reviendrai pas vous voir avant 1 an. Pendant cette année là, j’aurai fait tout ce qu’il ne faut pas faire; coupe maison, teinture maison, amincissement maison, nouvelle frange maison….  Je dois aussi me confesser. Je n’ai jamais conservé un coiffeur plus de deux fois. Simplement parce que quand je vais chez le coiffeur, j’y vais pour relaxer, pas pour me faire chicaner. 

Il me semble que c’est simple à comprendre? Mes cheveux sont tout croches, j’ai de la teinture foncée dedans, fais-moi une coupe sexy-sassy avec le sourire.

Femme mi-vingtaine cherche coiffeur sympathique, montréalais et plutôt tendance non porté sur la culpabilisation des coupes maisons. (et pas trop cher, tout de même!) 

Des suggestions?

Publication : 07/02/09 à 10:21 - 14 Commentaires
Catégories : Fifille

Panique, védette du net : REVUE CLIN D’OEIL30/10/08

Wow! Je suis une petite vedette du net! Voici qu’on parle de mon déménagement d’adresse de blogue dans le magazine Clin d’Oeil! Si je m’attendais à ça!

Je suis aux petits zoizeaux! Je saute de joie! (je devrais la jouer glam et détachée, mais non, je suis surexcitée comme une gamine! JE SUIS DANS UN MAGAZINE!)

Merci à ceux qui ont pensé à moi chez Clin D’Oeil.

Je vous souhaite la bienvenue chez moi, lectrices du Clin d’Oeil!

Voici l’encadré ( page 100) du Clin d’Oeil de décembre.

Publication : 30/10/08 à 7:15 - 17 Commentaires
Catégories : Femmes, Fifille, Happy posts, Panique, Société

À celle à qui on dit presque tout…13/09/08

La scène se déroule dans un salon du 450. Mère et fiile au salon, à discuter alors que la télévision joue comme bruit de fond.

Mère:  » Mis a part le boulot, comment vas-tu? »

Panique: « Pas si mal, merci. La santé c’est toujours rock and roll, mais ça va. »

Mère: « Rien de neuf? » (petit sourire en coin)

Panique: « Hmmm non pas vraiment. » (tentant de cacher la contagions du sourire, trouvant soudainement un quelconque intérêt au discours de Jean-François, l’homme à tout faire de Décore ta vie qui explique avec sagesse la pose de tablettes en MDF)

Mère: « Je suis contente que tu sois en amour, Panique, même si tu ne veux pas en parler. » (rayonnante d’un sourire glorieux de « On ne me la fait pas, moi »)

Panique: « Ah!  J’oublie toujours qu’il est difficile de berner quelqu’un de qui on sort du vagin »

***

Je dédie ce billet à celle à qui on dit presque tout… parce qu’elle devine le reste.

Je t’aime m’man!

Publication : 13/09/08 à 13:54 - 3 Commentaires
Catégories : Amour, Famille tordue, Femmes, Fifille, Happy posts

L’art d’un nous érotique (18ans+)09/09/08

Le récit semi-fictif d’une demi-vérité sur ma matinée au Lucky

J’ai entendu la porte du bas claquer et tes souliers te porter jusqu’à moi. Sous l’épaisse couette que je gardais au chaud, je t’attendais déjà depuis quelques heures. Nous étions encore au petit matin mais la joie de te sentir contre moi au matin m’empêcha de m’y rendre à dos de sommeil. C’est donc éveillée que j’ai regardé la télévision, relu la même page d’un livre 3 fois, grignoté du pain aux bananes. Tout ce qui pouvait faire passer le temps plus vite et m’amener contre toi.  Le temps est un âne têtu qui refuse d’avancer même à coup de bâton dans le malheur et sprint en plein bonheur. Lorsque tu as cogné, mon corps en entier s’est contracté en étouffant le petit cri de joie.  Je suis sortie lentement question de garder mon cool. Je devrais travailler à perdre le réflexe d’avoir l’oeil humide en ta présence, c’est mauvais pour la séduction.

J’ouvre la porte doucement. Tu vois alors une femme en tenue de nuit (je venais juste de l’enfiler, elle sent encore l’assouplisseur), décoiffée (mais pas tant que ça, j’ai pris une douche, raidi la crinière au fer plat il y a une heure et je l’ai ensuite nouée en queue de cheval négligée), pas maquillée (en fait un peu de fond de teint pour cacher les imperfections et un peu de lumière ici et là) et tout sourire (brossage de dents 1h avant ton arrivé pour que ça goûte bon mais pas trop la pâte à dents). Toi tu es un homme, tu n’as rien vu d’autre qu’une belle femme naturelle, la peau (crémée) encore chaude de sommeil.

Je t’ai laissé entrer et suis retournée m’assoir sur le lit. Tu as vérouillé la porte derrière toi.  En discutant de mots accessoires qui, dans nos oreilles respectives, prenaient toujours le même sens en boucle «Ce que je suis heureux(se) de te revoir, comme tu m’as manqué, comme je souffrais de ne pas te sentir près de moi» – Un mentra caché sous les banalités du transport, de l’heure et de la météo -  tu t’es approché de moi.

J’ai ouvert la couette comme on ouvre un livre. Je me suis étendue sur pages vierges de la literie et, après t’être dépouillé de tes textiles, tu as refermé sur nous la couverture.

Lui: Enfin!

Moi: Hmmmm!

Puis, la souffrance de trop de désirs incompatibles à satisfaire en même temps. S’étreindre avec force ou s’embrasser langoureusement ou reculer un instant pour mieux se regarder. Ne sachant trop quelle envie prioriser, nous les avons satisfaites à tour de rôle dans un chaos stroboscopique. La majeure partie du temps étant consacrée aux baisers, les reprises de souffle étaient savamment destinées aux étreintes et à l’admiration visuelle. Nous n’avions pas de temps à perdre. L’âne se tappait un sprint de l’enfer.

Lui: Ce que tu es belle!

Moi: Au petit matin, négligée? (Petit mensonge blanc) Ah j’adore!

Lui: Tu crois qu’on fera l’amour un jour?

Moi: Je ne sais pas, et je ne veux pas savoir. Ça gâcherait le moment. Ça gâcherait la surprise.

Lui et moi avons des bouches compatibles et un style de baisers qui se complètent à la perfection. Nos bouches gourmandes embrassent sensiblement de la même manière, sans temps mort, sans tête qui hésite pour l’angle à adopter, sans excès de salive ni de tournage de langue étrange. Juste de bons baisers. Vous savez, LE baiser lent et chaud, doux, appliqué de façon sentie avec des lèvres souples, gourmandes, douces, mais pas trop molles.  S’il ne pouvait y avoir qu’un seul baiser, ce serait celui-là. Lui, il mime avec perfection l’art du baiser. Moi, je lui rends bien.

Quelques baisers suffisent pour nous enflammer. C’est facile, automatique, intuitif. Nous nous excitons, nous calmons, et recommençons. Le désir des peaux qui ne se connaissent pas encore en entier, l’intimité peu explorée, la gêne des premières fois. Nous prenons notre temps.

Mais il y a toi, il y a moi, et cette confiance automatique, cette candeur qui nous anime.

Maintes fois, il n’y avait que quelques couches de textile entre ton sexe gorgé et le mien, trempé. Si humide que ton sexe lui-même était baigné par le mien. Puis, il y a eu cette idée folle d’aller marcher sous la pluie au bord du canal pour nous refroidir les ardeurs. Inévitablement, nous sommes revenus les envies toujours en place mais les corps nus en retirant nos vêtements trempés. L’avais-je prévu? Peut-être… La vérité est que je ne m’en souviens plus.

Nous nous sommes étendus, des peaux fraîches où l’eau perlait encore. Tu t’es étendu sur moi pour me couvrir de chauds baisers en contraste avec ton souffle qui me faisait frissonner.  Je sentais ton sexe stroboscope frôler mon corps, ma jambe, mon sexe.

Ne sachant pas exactement où se trouvait la limite, tu m’as emportée avec toi lorsque tu as basculé ton corps de l’autre côté du lit, me retrouvant maintenant couchée sur toi. Je gâté ma bouche de baisers gourmands sur mes endroits préférés et j’ai plaqué mon sexe sur le tien en continuant de t’embrasser et de te regarder.  Tu as sursauté. J’ai tiré la couverture sur tes jambes pour t’empêcher d’avoir froid. Tu m’as regardé directement dans les yeux et j’ai dévoré ta bouche. Ce que j’ai lu dans tes yeux m’a coupé le souffle, peut-être est-ce que j’oserai te le dire un jour.

J’ai bougé un peu le bassin, comme si ce n’était pas volontaire,un simple dommage collatéral au rythme de mes baisers. Puis, le mouvement est devenu évident, d’avant vers l’arrière, pour sentir ton sexe entre mes lèvres. Tu bougeais tes mains sur moi, me couvrant de careses, mais tu étais paralisé du nombril endesandant tellement tu avais peur de faire une gaffe, d’aller trop loin, de dépasser les limites incertaines de nos petits jeux.  Je t’ai laissé dans ta petite insécurité pleine d’adrénaline pour ne pas gâcher la surprise. Rendue à l’avant du mouvement avant-arrière, j’ai cambré les reins à quelques reprises pour te donner l’espoir d’une pénétration. Si par la contraction d’un muscle tout masculin tu avait dressé d’un centimètre, je l’aurais englouti en moi. Mais tu ne savais pas ce qu’il était adéquat d’attendre de ce nouveau seuil franchi.

Ton regard était de feu. Excité mais en contrôle. Allons-nous vraiment faire l’amour? J’ai tenté d’avoir des yeux « Oui, nous allons faire l’amour » en réponse aux tiens. Tu n’as pas compris et j’avoue y avoir pris plaisir.

Tu a passé ta main derrière moi pour redresser ton sexe. Tu me fixais, immobile. Ce geste, c’était la politesse d’un garçon qui tire la chaise d’une demoiselle; « Assoyez-vous je vous pris mademoiselle, s’il vous plait».

Tu es resté là, le sexe brandi derrière moi, à quelques milimètres de l’entrée de mon sexe,  immobile, excité, gorgé de désir, le regard fougueux, la respiration haletante, la contraction aléatoire de muscles des cuisses et des orteils.

J’ai embrassé ta bouche, me suis approchée de ton oreille, et d’un mouvement de bassin, je t’ai soufflé « Oui, chéri, je vais m’y empaler ».

Publication : 09/09/08 à 19:10 - 8 Commentaires
Catégories : Anatomie, Célibat, Epiderme, Fifille, Hommes, Me myself and I, Panique Romantique, Rencontre, Seduction, Sexualité

La vérité sur les chaussures…04/09/08

La vérité toute vraie, c,est que si vous allez chez Winners, dans les allées de chaussures, grandeur 6, je les ai TOUTES essayées.

J’y peux rien. Ça me rend zen d’essayer des chaussures.

Publication : 04/09/08 à 12:38 - Aucun commentaire
Catégories : Amour, Chaussures!, Fifille

La belle et la bête28/08/08

1 mois à se négliger la poupoune pour cause de déménagement, c’est assez pour avoir l’air de n’importe quoi!

On maquille, oui, mais par dessus des vieilles cellules du temps de Jésus Christ. On se maquille par orgueil et non par plaisir! On a la peau un peu collante et on se dégoûte.

Et les pieds, mes pauvres petits pieds jadis si doux, colorés et délicats sont devenus des pieds de croc-magnons! J’aurais pu marcher sur le feu ou la vitre concassée sans avoir mal!  Vraiment, avec cette maladie, je suis en processus de devenir un vrai homme!

Mais là, MAIS LÀ! Un petit bain de poupoune, avec exfoliation, pédicure et épilation: Ah! Je renais! Je suis une NOUVELLE FEMME :) Seule constante: l’odeur de jasmin!

Publication : 28/08/08 à 23:22 - Aucun commentaire
Catégories : Astuce: Mon astuce est plus longue que la tienne, Banalités, Femmes, Fifille, Happy posts

Hier soir au lucky seven11/08/08

Alors que la colère noire se répandait comme une trainée de poudre dans Montréal-Nord, hier soir, dans un Lucky Seven hermétique et sourd face au monde extérieur, nous nous sommes allongés et recouverts de tendresse dans des draps dépareillés à l’odeur capiteuse et combinée de peinture fraîche et de renouveau.

Des verres de gin à demi pleins dont la passion a rapidement détourné l’attention.

Des styromousses de take out échoués dans un coin, un cerne de ketchup dans un, quelques frites froides et raides dans l’autre.

La fumée du chicha flottait et embrumait tout au-delà de deux mètres.

Deux corps sans avenir.

Deux parcours avec obligations.

Une masse informe de peau et de chair dont on distingue difficilement les propriétaires respectifs des membres entrelacés tellement les épidermes crèmes se fusionnent et respirent à l’unisson.

Un minuscule matelas pour deux corps blottis. Tu dormais. Je regardais mes doigts dessiner sur toi la douceur de l’huile et le temps qui passe. Parce que je ne croyais pas t’avoir endormi dans mes bras, j’ai veillé ton corps, incrédule.

Tu es parti au petit matin. J’ai fait le plein de chocolat de gamine. Maintenant c’est mon tour de dormir dans ces draps qui sentent toi. Aujourd’hui, moi je ne serai vêtue que de draps.

Publication : 11/08/08 à 12:58 - Aucun commentaire
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