Tout un honneur • • •
Vraiment, merci!
Vraiment, merci!
C’est pluvieux ici. Dehors. Sans moi. Car moi je suis bien. Au sec et au frais de l’air climatisé. Je ne sais plus quoi faire d’ici, de cette espace d’un nous commun qui n’existe plus, car l’identité change. La vôtre peut-être, mais la mienne assurément.
J’ai toujours crue être une petite boulette de vie malgré elle, anxieuse et problématique. Ronde, d’une qualité de vie affaiblie non seulement par l’estime mais par ce trouble de panique qui persiste. Puis cette nouvelle maladie qui se pointe ne nez et m’enfonce encore plus profondément. Le syndrome O (PCOS).
Et comme une superstiteuse, je me suis dit qu’à force de parler de maladie, je les encourageais à venir fraper à ma porte. Je me suis tue. Quelques mois. Et puis, pour être honnête, il y a l’amour. Quand ça va trop bien et trop vite, on ne s’en vante pas et on prend tout ce qui passe. Ce n’est pas tant qu’on n’ait rien à dire sur le sujet mais plutôt qu’on préfère rester dans l’action que de se mettre sur la touche pour prendre le temps d’écrire. Sachez tout de même que je vis l’imparfait amour. Voilà.
Mais aujourd’hui, j’ai envie d’élever les doigts et de les laisser retomber sur le clavier. Je n’étais pas celle que j’étais. Euphorie. Je n’ai pas une vie compliquée par plusieurs maladies. Le sors ne s’acharne pas sur moi. Boucle D’or veille encore sur moi. En réalité, ce n’est pas tant la panique qui me définie mais bien ma polykystose ovarienne (PCOS)qui provoque tous les symptômes que je méprenais pour des maladies distinctes.
Voilà pourquoi les maux me manquent. Je n’ai plus qu’un seul mal à gérer. Voilà ce qui m’encourage à puiser dans mes ressources pour améliorer ma qualité de vie et cesser ainsi de m’éloigner malgré moi des gens que j’aime.
Rebienvenue dans ma vie.
PCOS pour les nuls: (ovaire polykystique = polykystose ovarienne = désordre hormonal = favorise l’embonpoint et les troubles de panique)
Récapitulatif des vacances:Depuis ces trois dernières semaines, Loup et moi passons des vacances de rêve. De l’amour, des rénovations, des surprises, des promenades au jardin botanique (merci, carte Accès Montréal!), de l’excitation, du magasinage, des sorties, un voyage, du cinéma, de la paresse au lit, des soupers de famille et d’amis.
Geek-attitude: Geeks comme nous sommes, nous avions fabriqué un calendrier aimanté sur lequel nous aimantions (et bougions) les MUST des vacances. Ainsi, nous avons pu accomplir tout ce que nous voulions faire (et même plus), et ce, avec la flexibilité que la température impose. (Sauf l’activité du café céramique, Loup ayant au départ un intérêt limite qui s’est avéré en décroissance)
L’imprévu: Évidement, le cambriolage n’était pas au calendrier, mais comme rien n’est parfait, il fallait bien un petit nuage gris au tableau! Je suis inévitablement en deuil de mon ordinateur (et j’ai dû passer une bonne partie de la journée à changer tous mes mots de passe - maudite saisie automatique!) mais Loup, toujours merveilleux, me prête un ordi pour vous raconter la vie.
Twitter: Au fait, je crois avoir oublié de vous souligner mon arrivée sur Twitland. Voir la colonne de droite de ce blogue pour suivre le twitter de EllePanique.
Lundi: Lundi, c’est le retour au boulot, et j’ai hâte! Moi, la rentrée scolaire (ou « boulaire » du terme « boulot ») ça m’excite toujours! Les nouveaux crayons, les nouveaux défis, les nouveaux vêtements d’automne qu’on a hâte de porter! (mais je vais tout de même profiter de mon dernier vendredi de congé!)
Fil conducteur: N’en cherchez pas, c’est du vrac!
Étant déjà allée à la fête de la St-Jean au parc Maisonneuve, je donnais, avant de partir, les instructions à l’homme:
Oui, nous pouvons consommer de l’alcool dans le parc, mais il faut apporter des canettes ou des bouteilles de plastique, sinon on nous force à vider nos bouteilles de vitre dans des verres avant d’entrer et ce n’est pas pratique.
Arrivés au parc, nous avons frappé un mur. Um mur de cadet brainwashé. Après avoir mangé notre lot de marde de cadet:
« Non, vous pouvez pas entrer avec vos bières. C’est une quetsion de sécurité. Même en cannettes »
« Nous pouvons vous donner des verres, mais vous ne pouvez pas entrer avec vos verres. Vous devez tout boire avant d’entrer. »
« Oui, il vende de la bière sur place. »
« Non, pour en boire sur place, vous devez l’acheter sur place un peu plus cher. »
« Il y a eu des altercations avec la police et la sécurité a été reserrée, vous comprenez…. »
nous nous sommes installés près de la cloture des éthyliques. Alors que chéri et moi étions afférés à entrer le plus de bière possible dans notre ventre avant d’accéder au site – parce qu’il n’était pas question de retourner à la maison ni de jeter les bières glacées que nous avions choisies en canettes – nous réfléchissions sur la nécessité de ceci et cela, tout en observant les autres membres de notre nation s’emplir la panse à grandes lampées. Malgré ce doux moment de réflexion, quelques questions restent néanmoins en suspend:
En quoi est-ce plus sécuritaire de forcer les gens à se saoûler avant d’entrer?
En quoi la bière apportée de l’extérieur encourage-t-elle les altercations avec les policiers alors que la bière vendues sur le site (à un prix de fou, 6,50$ la labatt bleue) conserverait la foule pacifique?
C’est n’importe quoi! Que la ville fasse la piasse avec une exclusivité Labatt, c’est ok, (qu’on mette cet argent sur les nids de poule) mais que la police essaie de nous faire croire que c’est une raison de sécurité, là, c’est autre chose! Pourquoi la police encouragerait les ventes de Labatt? Si les canettes sont dangereuses, donnez des verres et les gens vont tout simplement entrer sur le site avec leurs verres bien pleins. (À savoir pour l’an prochain: En arrivant tôt, on peut apporter tout ce qu’on veut puisqu’il n’y a pas de surveillance à l’entrée)
Bref, c’est plutôt en tabarnack qu’ont débuté mes festivités. M’obliger à boire de la labatt bleue, c’est un crime. Heureusement, le spectacle était bon, même si le « Je nous souhaite le Québec que nous méritons » ressemblait un peu trop à un brainwash politicaly correct tellement il a été répété souvent. En même temps, quand je déteste quelqu’un, j’ai souvent envie de lui souhaiter tout ce qu’il mérite alors… je suis confuse! On mérite quoi, en tant que Québécois?
J’ai vu mon premier torse nu dans la ville cette semaine. Et j’ai réalisé qu’un torse nu manque de classe dans la rue, mais que c’est carrément inadmissible dans un autobus, assis aux côtés du peuple.
Quand on prend un autobus d’axe nord-sud, quand on le prend vers le nord, les filles qui y entrent sont de moins en moins vêtues.
Message aux nouvelles femmes: Un décolleté, ce n’est pas un concours de longueur de craque. La craque de sein ne devrait JAMAIS être plus longue que la hauteur du talon haut.
Message aux porteuses de p’tites shorts louches: Vous pouvez porter des shorts de la longueur que vous voulez. Seulement, vous devez respecter cette loi précice: le short doit couper là où la cuisse commence à s’amincir. Pas l’inverse. Donc les micro-short aux skinny et les shorts mi-cuisse aux rondes.
Voilà! Bon été à tous!
Je prenais la ruelle à grandes enjambées, trop heureuse de retourner au nid. J’étais libérée, libre du boulot qui ne recommençait pas avant le lendemain matin. Une heure de gagnée, terminer une heure plus tôt, et tout ce que cette heure gagnée a de potentiel.
Voici les constatations casse-joie du retour à la maison:
Je pensais prendre ça relaxe aujourd’hui.
Je me suis levée en même temps que Tendre Amour et je me suis mise à travailler. J’ai donc passé l’avant-midi à travailler de la maison. Et j’ai travaillé tellement, qu’à 12h10 je réalise que je dois partir dans 10 minutes pour la réunion qui débute mon après-midi chargé.
J’aurais mieux fait de grasse matinée dans l’insouciance de la couette tiède.
Grrr! Je vais m’étouffer avec mon dîner. Bien fait pour moi.
Il y a de ces journées qu’on sait perdues d’avance. Aujourd’hui n’en faisait pas partie. Pourtant, le mal de pied et les crampes féminines n’annonçcaient rien de bon. Pourtant. « Et pourtant, pourtant… » chante si bien Aznavour. Voilà la leçon du jour: il faut toujours se laisser de la place pour des « pourtant »!
Il est 17h et pourtant nous avons tellement accompli de choses. De la trouvaille des parfaites sandales, de la prise de photo passeport, de la carte accès Montréal achetée, du burger gratuit, de la balade en forêt, de la bonne bière, du soleil plein la peau, et je pourrais continuer encore et encore la liste des bonheurs de ma journée, dont les nouvelles taches de rousseurs sur les joues de l’amoureux font partie.
Wow! Quel week-end de rêve! Ce soir, on se fait un souper tard pour regarder les Olivers en mangeant.
1. Les sandales
C’est difficile de magasiner les sandales cette saison.
Je détestais les sandales gladiator l’été dernier. Là, je commence à les trouver belles en titi, mais je vais passer mon tour; elles ont eu leur saison pour les fashionatas l’été dernier, elles seront mainstream cette année et carrément dépassées l’an prochain. C’était l’an dernier qu’il fallait les acheter pour les porter plus d’une saison, là c’est foutu. Alors je me tourne vers les sandales jolie et chic pour le boulot. Est-ce que ça se fait encore des sandales avec un talon en bas de 3 pouces? Voyons, je ne dois pas être la seule qui marche beaucoup l’été. Le 3 pouces, c’est pour les soirées. Dans le jour, de un à deux pouces c’est suffisant. Mais je ne trouve rien de cette hauteur qui n’a pas l’air orthopédique (comprendre; gros talon chunky, ou intérieur de suède-tite-vieille style naturalizer) ou non raffiné (comprendre: grosse mule à pétasse). Bref, je suis perdue et j’ai les orteils qui suent. Vite des sandales au plus criss sinon je vais travailler en gougoune!
2. Si j’avais envie d’être riche….
J’ouvrirais un service de livraison, style FedEx, mais MOI, je distinguerais les colis:
Pour les entreprises: je livre de jour (9h-17h)
Pour le résidentiel: je livre de soir 18h-21h et de week-end
Parce que disons-le, « Voyons criss, qui est-ce qui trouve ça normal de prendre une journée off pour attendre un colis pour pas être obligé d’aller le chercher aux fins fonds du quartier industriel à Anjou 4 jours plus tard? »
C’est certain que je serais plus rentable que FedEx. Réalisez-vous que FedEx paie un livreur 3 fois pour aller coller des papiers à votre porte? Imaginez! C’est 3 fois le salaire, 3 fois l’usure du véhicule, 3 fois le gaz à payer, 3 fois la pollution, 3 fois plus de véhicule sur la route (traffic), 3 fois plus de transactions in and out du centre de tri.
J’arrive du boulot. Je suis seule, et le serai longtemps. Je m’allonge sur le sofa, les pieds sur la table. Je me relève pour mettre mon pyjama en vitesse et revenir à ma place encore tiède. Il n’est que 16h30 mais déjà je sais que je sortirai plus. Ma journée est faite, elle a pressé de moi tout ce qui pouvait s’en exprimer. Presser davantage ferait sortir l’amertume, alors je reste l’esprit vague, les pattes dans les airs et le corps sous la jetée.
Je suis seule, libre à mes envies de femme, mais rien ne vient. Rien ne m’emporte dans une créativité qui fait perdre la notion du temps. Je m’occupe, mais garde un oeil attentif au cadran.
Il n’est pas là et il me manque. Qu’une soirée seule, mais je n’en avais pas besoin. Je suis à jour dans mes activités féminines et/ou solitaires. Sa présence me manque. C’est tout. Qu’une panique qui s’ennuie de son homme.
***
Entendu il y a quelques instants:
« Il fait froid, on gèle, y’a pas qu’l'hiver qui est cruel » (Daniel Bélanger)
Non! Y’a le printemps aussi! Criss qui fait frette aujourd’hui!
